Mutuelle d'entreprise pour un concessionnaire automobile : ce qu'impose la convention

Pour votre entreprise de concessionnaire automobile : la convention collective applicable, les garanties à respecter, la part patronale et le budget pour une équipe de 1 à 9 salariés.

  • ✓ Gratuit : la demande de devis ne coûte rien et ne vous engage à rien
  • ✓ Adapté à votre convention : l'offre tient compte des règles de votre branche
  • ✓ Pensé pour les TPE : de 1 à 9 salariés, sans démarche compliquée

Devis mutuelle pour un concessionnaire automobile

Service de mise en relation : votre demande est transmise à un partenaire spécialisé en complémentaire santé collective. Gratuit et sans engagement.

Dès que votre entreprise de concessionnaire automobile emploie un salarié, une mutuelle d'entreprise est obligatoire. Mais vous ne partez pas d'une page blanche : votre branche a signé un accord santé qui fixe un socle de garanties, et parfois une part patronale plus élevée que le minimum légal.

Avec 9 752 établissements de 1 à 9 salariés sous le code 45.11Z, le métier de concessionnaire automobile est d'abord une affaire de petites équipes. Et dans une petite équipe, chaque euro de cotisation se voit.

Ce que prévoit la convention de concessionnaire automobile

Pour votre entreprise de concessionnaire automobile, c'est la convention collective Services de l'automobile (commerce et réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle, activités connexes, contrôle technique) – CCN du 15 janvier 1981 (IDCC 1090) qui s'applique dans la majorité des cas. Un régime santé de branche y est prévu : votre contrat doit en reprendre les garanties et la part patronale, au minimum. Nous en résumons l'essentiel.

Convention collective
Services de l'automobile (commerce et réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle, activités connexes, contrôle technique) – CCN du 15 janvier 1981 (IDCC 1090)
Accord santé de branche
Oui : Article 1.27 de la CCN + annexe « Régime professionnel complémentaire de santé » (RPCS), garanties fixées par l'avenant n° 93 du 17 octobre 2019 (étendu par arrêté du 10 juillet 2020, JO du 1er août 2020, en vigueur au 1er janvier 2020) ; couverture dès le 1er jour et dispenses : avenant n° 76 du 20 janvier 2016 ; contrat responsable : avenant n° 74 du 7 juillet 2015. Texte consolidé V40, janvier 2025.
Part patronale minimale
50 % du régime conventionnel minimum (salarié seul). Texte : « le financement de la couverture est assuré à parts égales entre l'employeur et le salarié, sauf si une moindre participation des salariés est décidée »
Cotisation de référence
Pas de montant fixé par la convention (contribution appelée par l'organisme assureur). Offre IRP AUTO (organisme de référence) : à partir de 21,56 € TTC/mois de part employeur, salarié seul, tarif 2026.
Garanties imposées
Au-delà du minimum légal : consultations OPTAM 150 % BRSS (hors OPTAM 130 %), frais de séjour hospitalier 250 % BRSS, chambre particulière 35 €/jour, lit d'accompagnant 20 €/jour, prothèses dentaires hors 100 % santé 270 % BRSS, orthodontie remboursée 200 % BRSS, forfait naissance/adoption 250 €, forfait « bien-être » 100 €/an (ostéopathie, chiropractie, pédicure-podologie, médicaments prescrits non remboursés…), chirurgie de l'œil 130 €/œil/an. Couverture obligatoire du salarié seul ; les ayants droit ne sont pas couverts d'office (options familiales facultatives).
Organisme recommandé
IRP AUTO Prévoyance-Santé (« organisme assureur de référence », qui doit accepter toutes les entreprises à un tarif national ; l'employeur peut choisir un autre assureur si la couverture est au moins équivalente) (recommandé, pas imposé : vous restez libre de choisir un autre organisme à garanties au moins équivalentes)
Prévoyance des non-cadres
Imposée par la branche : Oui : l'article 1.26 de la CCN impose un régime obligatoire de prévoyance (incapacité, invalidité, décès, fin de carrière) fixé par des règlements annexés ; l'organisme assureur désigné est IRP AUTO Prévoyance-Santé (ex-IPSA, accord du 22 mars 2011).
Sources
www.services-automobile.fr, www.irp-auto.com, payfit.com (relevé : 2025-01)

Convention donnée à titre indicatif pour le métier : en cas de doute, l'intitulé porté sur le bulletin de paie l'emporte, l'activité principale réelle étant seule déterminante.

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Obligatoire dès le premier salarié

Oui : depuis le 1er janvier 2016, tout employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective à l'ensemble de ses salariés, quelle que soit leur ancienneté. Aucun seuil d'effectif n'est prévu : un seul salarié suffit (ce que la loi impose dès le premier salarié).

Le contrat respecte au minimum le panier de soins légal (ticket modérateur, forfait journalier hospitalier, dentaire à 125 %, optique 100 € tous les deux ans) et l'employeur en finance au moins 50 %. La branche peut exiger davantage, jamais moins.

Pour le salarié, pas de choix : il adhère, sauf s'il entre dans l'un des cas de dispense prévus, à demander par écrit (la liste des dispenses d'adhésion).

Combien prévoir pour la mutuelle de l'équipe ?

Ordre de grandeur public : 74 € mensuels par bénéficiaire (DREES, données 2023). Une fois appliquée la part employeur de 50 %, cela représente 37 € par mois pour un salarié et 185 € par mois par mois pour cinq, soit 2 220 € par an sur l'année.

Entre un contrat au panier de soins et un contrat haut de gamme couvrant les ayants droit, le prix peut aller du simple au double : seul un devis adapté à votre équipe tranche (le coût réel pour une équipe de 1 à 9 salariés).

Estimation du coût employeur, de 1 à 9 salariés, sur une part patronale de 50 %
Effectif couvertPart patronale, par moisSur un an
1 salarié37 € par mois444 € par an
3 salariés111 € par mois1 332 € par an
5 salariés185 € par mois2 220 € par an
9 salariés333 € par mois3 996 € par an

Calcul : prime moyenne d'un contrat collectif (DREES), multipliée par la part patronale minimale retenue pour le métier et par l'effectif. Estimation, pas un tarif.

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Comment mettre en place la mutuelle dans une TPE

Dans une TPE, tout commence par une décision unilatérale de l'employeur : un écrit remis à chaque salarié, qui précise les garanties, la répartition du financement et les cas de dispense (la décision unilatérale, mode d'emploi).

Reste à sélectionner l'organisme. Comparez plusieurs propositions à garanties égales, en incluant le contrat de branche s'il existe, sans vous croire obligé de le retenir (les critères pour comparer deux contrats).

Pensez au volet prévoyance en même temps : arrêt de travail, invalidité, décès. Certaines branches l'exigent pour tous les salariés, et le devis santé peut l'inclure (la prévoyance, souvent oubliée dans les petites équipes).

Refuser la mutuelle d'entreprise : les cas admis

Un salarié ne se dispense pas de lui-même. Il doit relever d'un cas prévu par les textes ou par votre décision unilatérale, en faire la demande écrite et fournir un justificatif (la liste des dispenses d'adhésion).

Ces écrits comptent : sans demande de dispense conservée, l'Urssaf peut remettre en cause le caractère collectif du régime et ses exonérations.

Comment comparer les devis de mutuelle

Ne comparez pas des cotisations, comparez des remboursements : pour chaque poste important, vérifiez ce que le contrat rembourse réellement, en euros ou en pourcentage de la base.

Qui est couvert et comment la cotisation se calcule : deux questions à poser avant de signer. La réponse change le coût pour l'entreprise comme pour chaque salarié.

Dernier point : un contrat collectif se renégocie. Rien n'oblige à conserver celui signé à la hâte au premier recrutement (changer de contrat sans laisser de trou de couverture).

Concessionnaires automobiles employeurs en chiffres

9 752établissements de 1 à 9 salariésSIRENE, septembre 2026
4 548avec 1 ou 2 salariésSIRENE
5 204avec 3 à 9 salariésSIRENE
185 € par moisbudget employeur indicatif pour 5 salariésnotre méthode

Précision de lecture : le code 45.11Z (Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers) couvre le métier de concessionnaire automobile mais aussi des activités voisines. Ses 94 796 établissements actifs, dont 9 752 de 1 à 9 salariés (10,3 %), décrivent cette famille au sens large : 4 548 ont 1 ou 2 salariés, 3 177 de 3 à 5, 2 027 de 6 à 9.

La proportion suit la tendance nationale. Pour ces employeurs, le contrat santé collectif s'inscrit dans la liste ordinaire des obligations, avec la paie et la médecine du travail.

Données : base SIRENE, établissements actifs et tranche d'effectif déclarée ; nomenclature NAF rév. 2 pour les intitulés. La tranche d'effectif est celle du répertoire et peut avoir quelques années.

Le code 45.11Z en détail

Âge des entreprises, départements où elles se concentrent, forme juridique : voici le portrait des établissements actifs du code 45.11Z, tirés du répertoire SIRENE (nos sources et notre méthode).

Quand les entreprises du code ont-elles été créées ?

Depuis 2022, 59 % des établissements aujourd'hui actifs ont vu le jour. Un métier en renouvellement, où la question de la mutuelle se pose souvent pour la première fois.

2016 : 2 1432,1 k20162017 : 2 1182,1 k20172018 : 2 5572,6 k20182019 : 3 2043,2 k20192020 : 3 6693,7 k20202021 : 4 5014,5 k20212022 : 4 9424,9 k20222023 : 6 4106,4 k20232024 : 12 93313 k20242025 : 17 33517 k20252026 : 14 02114 k2026
Établissements actifs du code 45.11Z par année de création (base SIRENE). L'année 2026 est partielle. Ce ne sont pas les créations de chaque année : les établissements fermés depuis n'y figurent plus.

Géographie du code 45.11Z

Les établissements du métier se concentrent d'abord dans Paris (5,0 %), puis Seine-Saint-Denis et Bouches-du-Rhône, soit 12,7 % du total à eux trois.

En proportion de son tissu économique, c'est Moselle qui se démarque : le métier y est 1,9 fois plus représenté que la moyenne nationale.

Établissements en activité sous le code 45.11Z (base SIRENE). L'indice compare la part du département dans le métier à sa part dans l'ensemble des établissements (1 = moyenne nationale).
DépartementÉtablissements actifsPart du total nationalIndice de présence
Paris (75)4 7625,0 %0,6
Seine-Saint-Denis (93)3 7093,9 %1,8
Bouches-du-Rhône (13)3 5863,8 %1,1
Nord (59)3 2653,5 %1,2
Rhône (69)2 9783,2 %1,0
Moselle (57)1 9672,1 %1,9
Val-d'Oise (95)2 3792,5 %1,7

Entreprise individuelle ou société ?

  • Entreprise individuelle 48 %
  • SAS / SASU 30 %
  • SARL / EURL 21 %
  • Autres formes 1 %

51 % des entreprises du code sont des sociétés (30 % de SAS ou SASU, 21 % de SARL ou EURL). Selon le statut du dirigeant, il peut parfois être couvert par le contrat collectif (la couverture du dirigeant lui-même).

Concrètement : vous indiquez votre activité et votre effectif, un partenaire spécialisé en complémentaire santé collective vous rappelle et vous propose un contrat conforme à votre branche.

Le service est gratuit et sans engagement : nous mettons en relation, le partenaire spécialisé conseille et établit le devis.

Comparez avant de signer : votre devis de mutuelle d'entreprise pour un concessionnaire automobile est gratuit et sans engagement.

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Questions fréquentes pour un concessionnaire automobile

Où trouver le texte de l'accord santé de ma branche ?

Sur Légifrance, à la convention Services de l'automobile (commerce et réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle, activités connexes, contrôle technique) – CCN du 15 janvier 1981 (IDCC 1090), rubrique des avenants relatifs à la complémentaire santé. Les organismes assureurs de la branche en publient aussi un résumé.

Que se passe-t-il si mon contrat est en dessous de l'accord de branche ?

L'employeur reste tenu de garantir à ses salariés au moins ce que prévoit l'accord : garanties et part patronale. Un contrat insuffisant l'expose à devoir compléter, et fragilise les exonérations sociales.

Suis-je obligé de passer par l'organisme recommandé par ma branche ?

Non. Une recommandation n'est pas une désignation : vous pouvez retenir un autre organisme, à condition que le contrat respecte au moins les garanties et le financement prévus par l'accord de branche. Organisme recommandé pour ce métier : IRP AUTO Prévoyance-Santé (« organisme assureur de référence », qui doit accepter toutes les entreprises à un tarif national ; l'employeur peut choisir un autre assureur si la couverture est au moins équivalente).

Quel budget prévoir pour la mutuelle de mes salariés ?

Environ 37 € par mois par salarié pour l'employeur, sur la base de la prime moyenne publiée par la DREES et d'une part patronale de 50 %. Le niveau des garanties et la couverture des familles font varier ce chiffre.

Mon conjoint salarié travaille avec moi : doit-il être couvert ?

S'il est salarié de l'entreprise, oui, comme n'importe quel salarié, sauf cas de dispense. Le conjoint collaborateur n'est pas salarié : il n'entre pas dans le contrat collectif.

Faut-il couvrir les salariés à temps partiel ?

Oui, comme les autres. Un salarié à temps très partiel peut demander une dispense si sa cotisation représenterait au moins 10 % de sa rémunération, mais l'employeur doit lui proposer le contrat.

La mutuelle d'entreprise est-elle déductible pour la TPE ?

La part patronale est déductible du résultat de l'entreprise et exonérée de cotisations sociales dans certaines limites, à condition que le contrat soit collectif, obligatoire et responsable.

Qui établit le devis, ce site ou un assureur ?

Un partenaire spécialisé en complémentaire santé collective. Ce site se limite à l'information et à la transmission de votre demande ; il n'est ni assureur ni intermédiaire d'assurance.

Les autres métiers des services de l'automobile

Pour comparer avec les métiers voisins : conventions collectives des services de l'automobile.